Informations Générales
Mosteiro de Santa Maria de Cárquere  
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  • Nom: Monastère Sainte-Marie de Cárquere
  • Typologie: Monastère
  • Classement: Monument National, en vertu du Décret 16-06-1910, DG 136 du 23 juin 1910
  • Commune: Resende
  • Jour de la Fête du Saint Patron: Sainte-Marie - 15 août 
  • Horaire de la Messe: Samedi - 17h00; dimanche - 8h30 e 11h30 
  • Horaire de Visite: Réservation obligatoire  
  • Services de Soutien:
  • Téléphone: 255 810 706 / 918 116 488  
  • Télécopie: 255 810 709   
  • Courrier Électronique: rotadoromanico@valsousa.pt    
  • Site Web: www.rotadoromanico.com   
  • Localisation:
    Lugar do Mosteiro, Cárquere, Resende, Viseu.
  • Coordonnées Géographiques: 41° 5' 14.28" N / 7° 57' 28.84" O 
Histoire
Histoire
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Monastère de Cárquere (Photo : © SIPA – IHRU)Édifié sur le versant nord du massif du mont Montemuro, presque à portée de vue du fleuve Douro, le complexe monastique de Cárquere est remarquable, non seulement grâce à son ensemble architectural et artistique, mais aussi grâce à son lien étroit avec les premières années de la nationalité.

Considéré, d'abord, comme le lieu où le jeune prince Afonso Henriques, 1er roi du Portugal, avait été guéri, à la demande de son gouverneur Egas Moniz, par l'intercession de la Vierge Marie, il fut plus tard le panthéon de la puissante famille des Resendes, jusqu'à leur dispersion à la fin du XVe siècle.

Les légendes tissées par les Chanoines Réguliers, qui y exercèrent leur pouvoir spirituel et temporel jusqu'au XVIe siècle, faisaient partie d'une stratégie de consolidation et de promotion qui visait à mettre en valeur ce patrimoine qui était naturellement composé d'un ensemble considérable de biens fonciers et contributifs, dans une vaste région au sud du fleuve Douro. Et ce furent les richesses qui parlèrent plus fort l'heure de réformer le Monastère, livré au XVe siècle à certains ecclésiastiques moins conscients de leurs devoirs.

L'arrivée des jésuites, au XVIe siècle, donna un nouveau souffle à l'expansion et à la consolidation du pouvoir à Cárquere.

Cet institut fut le point de départ de la mission et évangélisation qui aida à former le très célèbre sanctuaire de Notre-Dame de Lapa, au sud-est, à la frontière des hautes terres de Nave.

La possession du Monastère de Cárquere fut pacifique jusqu'au XVIIIe siècle, lorsque la persécution des jésuites par le Marquis de Pombal toucha cette petite communauté.

Malgré les vicissitudes des hommes et leur cupidité, cette histoire demeure, en quelque sorte, inscrite dans les espaces et les éléments artistiques qui définissent l'ensemble actuel.

Bien que les traces de l'époque romane -  datant du temps d'Egas Moniz et du roi Afonso Henriques - soient peu expressives, elle révèlent, toutefois, l'ouverture de la chapelle de la famille des  Resendes et la tour, maintenant immergée dans l'ensemble, mais qui serait détachée du bâtiment ecclésial et des annexes.

En ce qui concerne l'ouverture sur le mur frontal du panthéon des Resendes, nous soulignons son ornementation sur les deux côtés. Si le langage géométrique s'impose à l'intérieur, malgré le désalignement retrouvé au niveau des voussoirs, l'un des éléments plus original se trouve sur l'une des archivoltes à l'extérieur, à savoir les têtes à bec, un motif d'importation anglo-saxonne, reproduit sur chacun des voussoirs et caractérisé par sa conception de têtes d'animaux, chargés de graphisme.

Les chapiteaux ont des ornements représentant des oiseaux, parfois avec des cous entrelacés, parfois un seul oiseau aux ailes déployées.

En ce qui concerne la tour, fondée sur un affleurement de granit, de nature défensive et seigneuriale, elle fut probablement édifiée en même temps que l'ensemble monastique, certains auteurs les datant du dernier quart du XIIe siècle, voire même du XIIIe siècle.

La répartition des espaces du Monastère, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur, au niveau du cimetière actuel (ancien cloître), dénonce la spatialité de l'art roman. Toutefois, en entrant dans l'Église, nous pouvons toujours apprécier le résultat d'une appropriation du style manuélin de la structure romane primitive, pointillée de quelques interventions gothiques, dont le chevet en est l'expression plus marquante, avec la voûte nervurée et la fenêtre à meneaux, uniquement visible de l'extérieur.

Le portail principal et le portail nord datent de la période de l'art manuélin. Les peintures murales conservées (sous les retables latéraux coulissants), contiennent une représentation de Saint-Antoine et de Sainte-Lucie du côté de l'Épître, et, de l'autre côté, un ensemble d'anges voletant.

Les images de la Vierge de Cárquere et de la Vierge du Lait datent également de l'époque médiévale. La première suscite la curiosité des fidèles en raison de sa taille et surtout en raison de la légende mentionnée ci-dessus.

Les temps modernes, coïncidant avec la présence des jésuites, apportèrent la réforme et, surtout, le baroque, dont nous soulignons le travail du maître-autel, de l'autel latéral et de l'autel de Saint-Sébastien (actuellement exposé dans la sacristie), qui s'intègrent dans la période nationale.

Le déclin de Cárquere commença au milieu du XVIIIe siècle. Vidé de ses gardiens et son patrimoine exposé à la cupidité, ce bâtiment devint une simple église paroissiale. Au long du XIXe siècle, la sécularisation et la laïcité croissante de la société imposèrent qu'une grande partie de l'héritage religieux soit vendu ou tombe en ruines.

Au XXe siècle, certains chercheurs, ainsi que la montée du nationalisme qui puisait dans l'histoire et le patrimoine les symboles pour réhabiliter la nation et le nouveau régime républicain, donnèrent à Cárquere toute l'attention qui lui était due comme l'un des piliers légendaires de notre nationalité.

Légendes et Curiosités
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Apparition de la Vierge Marie à Egas Moniz
Selon la tradition, Notre-Dame est apparue à Egas Moniz dans ses rêves, l'envoyant à Cárquere pour y creuser, à un endroit indiqué par la Vierge, car il y trouverait les fondations d'une église qui lui était dédiée, ainsi qu'une de ses images. 

La Vierge lui demanda de faire un autel à cet endroit et d'y veiller une nuit, en posant le jeune prince Afonso Henriques (1er roi du Portugal) - qui était né les jambes rachitiques - sur ce même autel, près de l'image, pour qu'il soit guéri.  Egas Moniz le fit et le jeune prince Afonso fut guéri.

Chronologie
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1125 - Le moine Teodoro de Melo lut (en 1732) une inscription sur les murs de la demeure qu'il considérait faire allusion à la fondation du Monastère Sainte-Marie de Cárquere.

XIIe siècle (2e quart) - Fondation du Monastère Sainte-Marie de Cárquere.

1146 - Egas Moniz aura laissé de nombreux legs au Monastère Sainte-Marie de Cárquere.

XIIe/XIIIe siècle - Construction de l'ensemble monastique de Sainte-Marie de Cárquere, y compris la tour.

1279 - Bulle de Nicolas III (1277-1280) qui confirme l'autonomie et les prérogatives du Monastère de Cárquere.

XIIIe/XIVe siècle - Construction du sanctuaire gothique de l'Église.

1320 - Le Monastère Sainte-Marie de Cárquere était le seul monastère de Chanoines Réguliers de Saint-Augustin du diocèse de Lamego.

XVe siècle (1ère moitié) - Construction possible du panthéon de la famille des Resendes.

XVIe siècle - Transformation de style manuélin de l'Église Sainte-Marie de Cárquere.

1511 - Le Monastère de Cárquere est livré au commendataire Francisco Suzarte.

1541 - Le roi João III (1521-1557) décide d'intégrer le Monastère de Cárquere dans les biens appartenant à la Compagnie de Jésus.

1545-1560 - Campagne murale dans le corps de l'Église.

1554 - Enquête au Monastère et à ses chanoines.

1562 - Cárquere passe définitivement aux mains de la Compagnie de Jésus.

1578 - Bulle de Grégoire XIII (1572-1585) qui dissout les obligations du cloître de Cárquere et confirme le transfert des revenus de l'ensemble prieural et conventuel à l'Ordre des Jésuites de Coimbra.

1600 - La mort du vicaire Baltasar Botelho conduit à un différend entre les jésuites et l'évêque de Lamego par rapport à la possession et à la présentation de l'Église de Cárquere.

XVIIe et XVIIIe siècles - Conception des structures des retables de Cárquere.

1759 - Avec l'expulsion des jésuites et la saisie de leurs biens, le complexe monastique de Cárquere passe à l'administration de l'Université de Coimbra.

1775-1797 - Les visiteurs se plaignent et font plusieurs avertissements concernant l'état de délabrement du complexe de Cárquere et de ses objets liturgiques. 

1797 - Joaquim José, d'Enxertado, et José Pinto de Figueiredo, de Paços, sont engagés pour exécuter des travaux de fond sur la structure du bâtiment ecclésial et des annexes.

1798 - À la demande du Conseil royal de l'Université, le curé de Cárquere prépare un inventaire complet des meubles, ornements et parements, ainsi que des revenus, dépenses et des informations statistiques relatives à la paroisse.

XVIIIe siècle (2e moitié) - Cloisonnement de la porte reliant le presbytère au corps de l'Église.

1806 - Travaux de réparation au niveau du cloître, dont un mur était tombé l'année précédente.

1829-1832 - Exécution de plusieurs travaux en pierre dans l'Église, la sacristie et le presbytère de Cárquere.

1950-2012 - L'ensemble restant du Monastère de Cárquere est soumis à plusieurs interventions de conservation.

2010 - Intégration du Monastère Sainte-Marie de Cárquere dans la Route du Roman.

2015 - Travaux de conservation générale des toitures et des parements extérieurs ; conservation et restauration du patrimoine mobilier intégré, dans le cadre du projet de la Direction régionale de la culture du Nord.

Travaux Spéciaux
Architecture
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L'ensemble monastique de Cárquere témoigne du passage de plusieurs époques de construction, ce qui explique les rares témoignages visibles de l'art roman. L'ensemble monastique fut transformé par l'esthétique et les goûts de l'époque, mais une topographie de style roman est toujours présente au niveau de son organisation spatiale.

Le cloître d'origine est positionné sur le côté gauche de l'Église, c'est-à-dire au nord, ce qui justifie le positionnement du panthéon de la famille des Resendes, les seigneurs de ce domaine, comme chapelle indépendante.

Sur le côté opposé, c'est-à-dire au sud, nous retrouvons les structures de ce qui est désigné de petit couvent et qui contribue à la mise en valeur des multiples significations de la riche articulation de l'espace de ce complexe.

Plan du Monastére de Cárquere (Photo : © SIPA – IHRU)Composée de deux étages, auxquels on accède par un linteau de porte droite au niveau du rez-de-chaussée, cette structure est difficile à dater, compte tenu du caractère vernaculaire de son appareil. L'existence de plusieurs marques révèle les diverses transformations auxquelles elle fut soumise.

Cependant, les modillons quadrangulaires et rectangulaires font supposer une chronologie du Moyen Âge, sans date précise, ce qui nous fait croire que cette structure est postérieure à la construction de l'Église romane.

Ce corps est relié par un arc à la maison qui a été désignée de maison du gardien. Il faut toutefois souligner la persistance des marques sur le niveau supérieur, révélant une continuation du petit couvent vers le coté sud, ou bien l'existence d'un passage permettant la connexion entre la structure monastique et ladite maison du gardien.

L'angle sud-est de l'ensemble est achevé par la robuste tour crénelée, fondée sur un affleurement de granit, d'un déploiement clairement roman.  Cette structure défensive et seigneuriale semble avoir été édifiée en même temps que l'ensemble monastique, certains auteurs les datant du dernier quart du XIIe siècle, voire même du XIIIe siècle. 

Le chevet de l'Église semble avoir été construit au tournant du XIIIe au XIVe siècle, toujours de style gothique, comme en témoigne la fenêtre à meneaux surmontée d'une ouverture trilobée sur le mur frontal, uniquement visible de l'extérieur, car à l'intérieur elle est cachée par le retable principal.

La structure adoptée au niveau de la voûte nous renvoie à l'esthétique du gothique, dont les nervures reposent sur des colonnes aux angles, fermées par un fleuron. Nous soulignons, également, la vaste baie composée d'un arc brisé ponctué de perles, qui assure l'accès entre le sanctuaire et la sacristie actuelle. 

À l'extérieur, les modillons révèlent la même chronologie : ils sont rectangulaires, avec une ornementation plutôt géométrique, certains étant ponctués de perles. Cependant, du côté nord, il y a un modillon où une figure humaine est sculptée et qui ressemble à un homme barbu assis les jambes croisées. Plus carré que les autres, ce modillon ne peut pas être une réutilisation d'une pièce de la structure romane.

Il semble que ce chevet en ait remplacé un autre, roman, qui y existerait auparavant. De cette époque, il n'en reste plus qu'une partie dans la nef actuelle, sur le parement du côté de l'Épître, comme en témoignent les trois ouvertures murées, bien visibles à l'intérieur.

Ainsi, nous pouvons conclure qu'il y a eu une réutilisation de la structure romane pendant la transformation du corps de la nef en style manuélin. Les acronymes du tailleur de pierre sur le mur sud de l'Église certifient de la chronologie comme ouvrage roman et confirment la bonne qualité de sa structure.

Cependant, au niveau de l'Église, et outre la paroi latérale du côté de l'Épître, d'autres témoignages, voire réminiscences, de l'époque romane sont encore visibles. L'oculus qui surplombe le portail manuélin, sur la façade principale, est l'un de ces témoignages. Par ailleurs, une ouverture romane sur l'arc triomphal, dont les impostes exhibent un motif échiqueté, confirme cet aspect commun à la plupart des bâtiments romans. L'archivolte se dessine dans l'épaisseur du mur lui-même.

Esthétiquement, l'arc triomphal est clairement gothique, non seulement en raison du grand diamètre de son ouverture, mais aussi en raison de ses trois archivoltes, encore régulières, révélant ses fins motifs sculptés au niveaux des chapiteaux où règnent des motifs floraux et phytomorphes.

C'est cependant au niveau de la chapelle tumulaire de la famille des Resendes que nous trouvons les éléments romans les plus importants de cet ensemble. La chapelle funéraire des Resendes présente un plan rectangulaire et s'ouvre sur l'espace où se trouvait autrefois le cloître. À l'intérieur, il y a quatre tombeaux en granit dont les couvercles monolithiques forment des couvertures à deux pans.

Chacun a environ deux mètres de long et ceux qui se trouvent du côté gauche de la chapelle sont encadrés par un arcosolium.

Il convient aussi de noter l'ouverture sur le mur frontal. Elle est formée par deux archivoltes en plein cintre avec des ornements à l'intérieur et à l'extérieur. À l'intérieur, son langage géométrique s'impose sur les deux archivoltes, avec des motifs en zigzag sur l'archivolte intérieure, tandis que sur l'extérieure ressort un motif cordiforme enchaîné.

Néanmoins, une observation plus attentive nous révèle que les voussoirs de cette archivolte ne se relient pas au niveau des motifs représentés, ce qui nous fait penser que, pour une raison quelconque, cette ouverture aura été réutilisée, provenant d'un autre endroit du bâtiment.

Ceci peut avoir du sens face à la chronologie attribuée aux tombeaux abrités dans le panthéon, et au fait que la chapelle aurait été construite au XVe siècle par Vasco Martins de Resende, selon les informations contenues dans son testament daté de 1433.

À l'extérieur, les motifs géométriques de l'archivolte extérieure de l'ouverture s'imposent, tandis que chaque voussoir de l'archivolte intérieure exhibe des têtes d'animaux faiblement modelés et chargés de graphismes.

Il s'agit des beak-heads, les têtes à bec, un motif d'importation anglo-saxonne, qui, selon Manuel Real, a eu une large diffusion parmi nous en raison de l'action bénédictine, largement diffusée par l'Église Saint-Pierre de Rates (Póvoa de Varzim). Ce motif ressemble considérablement aux figures représentées sur l'arc triomphal de Tarouquela (Cinfães), sur le portail de la tour de Travanca (Amarante) et sur un voussoir dépareillé du cloître de Paço de Sousa (Penafiel).

Ces archivoltes reposent sur des chapiteaux ayant, d'un côté, des sculptures d'oiseaux avec leurs cous tordus et, de l'autre, un oiseau déployant ses ailes et dont la tête se trouve à l'angle du chapiteau. 

Sous cette ouverture s'étale un morceau de frise avec des motifs entrelacés. La qualité de cet ensemble montre l'ampleur et le talent artistique que l'Église romane de ce Monastère aurait eu autrefois.

Récupération et Amélioration
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Récupération et amélioration du Monastère de Cárquere (Photo : © SIPA – IHRU)En 1949, la DGEMN - Direção Geral dos Edifícios e Monumentos Nacionais [Direction Générale des Bâtiments et Monuments Nationaux] a mené à bien une enquête photographique approfondie sur Sainte-Marie de Cárquere, afin d'établir ses besoins en matière de conservation. Cette enquête a montré l'état d'abandon de cet ensemble bâti.

Plusieurs améliorations sont ainsi réalisées dans les années 1950. Les travaux visaient non seulement la conservation générale du bâtiment, mais cherchaient aussi à renforcer son caractère médiéval effectif, à travers la reconstruction de la tour.

La façade sud, fuyant la verticale et menaçant de s'effondrer, a d'abord été soutenue et ensuite entièrement reconstruite. Ainsi, les travaux de la tour étaient déjà en cours en 1951, se prolongeant pendant presque toute cette décennie. Les travaux au niveau des baies supérieures du parement sud ne commencèrent qu'en 1957.

Le petit narthex, construit au XIXe siècle, a existé au moins jusqu'en 1952. Cinq ans plus tard, il est démoli, ainsi que le mur qui séparait le cimetière du parvis, mais le fond blanchi à la chaux s'est maintenu, n'étant enlevé que postérieurement, suivant une apologie du granit.

Les joints des pierres de taille de l'élévation nord de la nef et l'élévation postérieure du sanctuaire étaient aussi blanchis à la chaux, marquant un contraste avec le granit selon un jeu clair-obscur.  C'est sans doute pendant le processus de nettoyage du chevet que la fenêtre à meneaux gothique qui se trouvait jusqu'alors murée fut dégagée.

Récupération et amélioration du Monastère de Cárquere (Photo : © SIPA – IHRU)C'est également pendant cette grande intervention que les deux volées d'escaliers qui permettaient l'accès au chœur majeur, à partir de l'extérieur, ont été démolies, comme le prouve la marque bien visible sur le côté de l'Évangile.

L'existence de cet escalier d'accès est encore signalée extérieurement par une cicatrice sur le parement, plus ou moins sous la grande fenêtre la plus proche de la façade occidentale. Ce parement n'est déchiré qu'en 1994, pour donner une certaine cohérence esthétique et formelle au premier tiers de cette élévation.
 
Les travaux d'amélioration de la maison du gardien ont lieu la décennie d'après (1962-1964), comprenant la démolition du pont existant sur l'arc qui reliait la maison au petit couvent, entre-temps transformé en grange. Ce corps supérieur, transformé en "ruine", y demeure encore comme une mémoire d'un espace construit qui devrait être plus grand.

Dans les années 1970, en plus de la réparation du toit de l'Église, on procède à l'ouverture de l'arc, sur le côté de l'Évangile, qui relie le sanctuaire à la sacristie actuelle. Cette intervention mena au déplacement du tombeau du noble Ambrósio Pereira vers la sacristie et au transfert de l'autel des Âmes, ou de Saint-Jean, vers la salle dite Lamosa, qui devint ainsi un sanctuaire abrité et pieux, avec une belle image de Notre-Dame de Cárquere, en contact avec la nef de l'Église.

Le fait que ce tombeau ait servi de base à l'autel mentionné justifie sa mutilation, car il est à croire qu'il serait gisant. En prenant comme référence le plan publié par Vergílio Correia en 1924, l'étage inférieur du petit couvent serait un espace unifié, tandis qu'aujourd'hui il est divisé en deux, accueillant également la salle paroissiale.

Une telle intervention est attribuée au prêtre Abel de Sousa, l'inauguration ayant eu lieu le 23 mai 1965. C'est aussi à cette époque que l'étage supérieur de ce corps est transformé en salle de spectacles, avec sa scène respective.

Outre les fouilles archéologiques autour du bâtiment, en 1997, des travaux de conservation du bâtiment ont été réalisés pendant les années suivantes, ciblant, en particulier, les couvertures (2004).

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En Savoir Plus
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